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Saveurs de Côte d'Ivoire
Saveurs de Côte d'Ivoire
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Les Toubabs ou Toubabou (les Blancs) qui vivent là-bas ont la chance d'y trouver toutes les épices, les viandes, les légumes et les fruits pour faire de la grande cuisine. Seulement, il fait tellement chaud et humide, malgré la clim dans les maisons, qu'ils sont tous aidés par des "boys" (les Africains au service de l'employeur, pour la cuisine, le ménage, les courses...) et ils mettent rarement les pieds dans la cuisine où la chaleur est étouffante. Cela en devient presque hilarant quand le boy sert le soir une blanquette de veau ou des tripes à la mode de Caen !!!

Dans chaque case, si le mobilier est très rudimentaire, le matériel ménager est abondant: canaris, pilons en bois, paniers, masses pour le broyage, fours, etc. Mais, ce qui est le plus typique, ce sont ces immenses calebasses, demi-fruit évidé qui sert à tout. C'est dans cet immense récipient, qu'on prépare la nourriture, qu'on pile la cassava et qu'on fait la vaisselle. Après le repas, il est idéal pour faire la lessive et baigner les enfants.

Comme partout, les restaurants traditionnels s'appellent les Maquis avec au menu, le poulet kédjénou, l'attiéké - sorte de couscous de manioc, qui se mange avec des sauces au poisson ou à la viande - le riz, la carpe ou le poulet braisé et l'agouti accompagnés de la Flag (la pierre ivoirienne qui ressemble à de la 1664). On ne boit pas d'eau car, en général, elle n'est pas potable. On se lave les mains dans des bassines remplies d'Omo et on commence à manger avec les mains. En Côte d'Ivoire comme dans de nombreux pays Africains, il n'y a pas de couverts sauf dans les restaurants pour touristes. Ce nom pittoresque de "Maquis" est donné aux cors de maisons privées transformées en restaurants dont les prix sont imbattables et dont les adresses se transmettent de bouche à oreille.

La cantine du midi pour les étudiants, c'est le Garbat: de simples tables, quatre poteaux avec de la paille au dessus pour faire un toit pour quelques-uns et des calebasses pour la cuisine. L'huile n'est pas très souvent changé pour frire. Pas de frigo et tout est cuit à ras de terre avec les mouches et la poussière de la piste. On retrouve surtout les poissons frits, les frites d'igname, le foutou et, bien-sûr, le kédjénou avec l'attiéké ou le poulet braisé. Pas d'assiette ni de couvert à la cantine: tout le monde mange avec les mains dans les mêmes gamelles. Mais qu'est-ce que c'est bon! À damner un saint !

La saveur du poulet kédjénou cuit à l’étouffée avec des légumes est surtout due à l'élément principal: le poulet "bicyclette". On l'appelle comme cela car tous les poulets sont en liberté et se nourrissent de ce qu'ils trouvent autour de leur propriétaire ou dans les rues. Il est très maigre, sans graisse et très savoureux. Faire un poulet kédjénou ailleurs ne goûtera jamais la même chose parce qu'il est dodu et la graisse en change sa saveur, sa texture et modifie les sauces. Ceux qui goûtent le poulet ivoirien, même braisé, en raffolent.

La pêche maritime se pratique surtout au large du Golfe de Guinée. On y pêche le thon, les sardines, les bonites et les crevettes. On retrouve au menu...
les cuisses de grenouilles revenues à la poêle avec de l'ail et du persil
les crevettes baoulées revenues à la poêle avec du beurre, bien saupoudrées de piment de Cayenne, flambées au whisky avec une touche de crème fraîche que l'on verse juste avant de servir pour en faire une sauce délicieuse et corsée.
Le Capitaine (poisson) cuit au four avec citrons, oignons, tomates, sel, poivre en papillote. etc., etc.

En dessert, il n'y a qu'à cueillir mangues, mandarines, mangoustans, grenades, corossols, fruits de la passion, noix de coco ... Ce sont des incontournables, si délicieux qu'ils se consomment natures.

Les fruits se servent aussi à l'apéritif. Prenez une mangue verte, coupez en fines lamelles et salez... ou coupez des lamelles de noix de coco, passez-les au four. Vous pouvez aussi acheter des cacahuètes natures ou sucrées, vendues par les marchands dans des bouteilles d'alcool vides. C'est ce qu'on grignote pendant qu'on prépare le repas.

Tout pousse en Côte d'Ivoire

Cette phrase que l'on entend souvent dans le pays, offre une palette de cultures qui constituent l'alimentation quotidienne, sauf le cacao qui est reconnu comme un produit brut d'exportation. Ici, tout le monde est plus ou moins planteur. 

Dans le sud-est, les plantations de cacao fève, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial, et celles de café vert (10e rang mondial) trouent le manteau des forêts tropicales humides.

On retrouve partout

La banane
qu'on mange nature ou qu'on réduit en sauce avec des graines de palme

L'ananas
dont la saveur est reconnue dans le monde entier

Le Riz
On célèbre la fête de la récolte du riz à Grabo dans le sud-ouest en janvier

Le Manioc ou Cassava
qu'on retrouve dans le "Placali", la pâte de farine, ou réduit en poudre et utilisé sous le nom de "gari"

La banane plantain
qui occupe une place de choix dans l'alimentation des ivoiriens et qui constitue la base du traditionnel "foutou".

Le maïs
dans l'est, on célèbre la fête du maïs à Yézimala (Bondoukou) en juillet. Le maïs est réduit en pâte "Aïtiu" et façonné en boules de la grosseur d'une orange moyenne. On les vend ainsi préparées dans tout le pays

L'arachide
L'arachide se faufile dans toute la cuisine, dans le potage, l'entrée, relevée de piment, de girofle. Son huile remplace le beurre et parfume viandes et poissons. Broyée avec des piments et de jeunes tomates, elle devient sauce.

L'aubergine,
blanche et jaune qu'on utilise dans la "sauce claire" avec des bananes plantain et du poisson, la sauce aubergine relevée de tomates, de piments et de viande

Le néré
Dans le centre et le Nord, l' arbre de la savane, le néré, preoduit une gousse dont on tire un condiment, le soumbala.

Le karité
Dans le centre et le Nord, l'arbre de la savane, le karité, produit un fruit dont la pulpe se mange crue ou est transformée en " beurre " pour assaisonner les plats, notamment le maïs.

La Tomate
qui relève la sauce à l'aubergine, la sauce à l'arachide et la purée d'ignames.

Et, non moins le moindre, l'Igname
cette légumineuse joue un rôle important d'un bout à l'autre du pays. La fête des ignames ou Festival du Djuablin symbolise la fin d'une récolte vivrière abondante. On la retrouve à différentes époques de l'année:

  • dans l'ouest du pays en février
  • au nord du pays en juillet, principalement à Doropo et Gbanin
  • au sud en août à Sikensi
  • mais l'est rapporte la palme avec 4 fêtes consacrées à ce tubercule, que ce soit les ignames d'Apouéba (Abengourou) qu'on célèbre en février et en décembre; la fête des ignames à Guiendé (Tanda) en septembre; ou les ignames d'Hérébo (Bondoukou) au cours du même mois.

Notons aussi la noix de cola, l'huile de palme brute, etc.

 
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